l'antre magique des sorcières
Bienvenue dans l'univers magique des sorcières !
Merci de vous connecter pour voir l'intégralité de nos forums et les nouvelles réponses.


Cinq belles années d'uptime. Merci à tous de votre présence et de votre soutient !
 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion
Bienvenue sur L'Antre Magique des Sorcières
forum d'entraide et communauté neo pagan francophone

Merci de bien vouloir consulter attentivement et mettre en application les règles de la Charte


Retrouvez-nous aussi sur Facebook !
 

 
Découvrez la liste de nos partenaires dans la rubrique prévue à cet effet dans le tiers inférieur du forum.


CURRENT MOON

Partagez | 
 

 La Magie du Seidr [Article]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Skud
Drankrad
Drankrad
avatar

Messages : 2376
Date d'inscription : 07/11/2009
Localisation : Midgard

MessageSujet: La Magie du Seidr [Article]   Mer 23 Avr 2014 - 23:54

La Magie du Seidr


Bonsoir,

Je suis tombé sur un article très intéressant concernant le seidr. Ce dernier provient du blog
larenarde.fr. À l'origine, c'est un article provenant d'un magazine chaote  américain (magie du chaos, ce qui explique d'ailleurs quelques aspects borderline présent dans l'article, drogues par exemple, ou entre autre le fait que je cite "on peut invoquer Odin quand on est bourré"...joke, enfin j'espère), que l'auteure du blog (Aranna) a traduit et publié ensuite. L'article est relativement dense mais expose de manière claire ce que regroupe l'ensemble du seidr, pratique magique et chamanique utilisée en Scandinavie autrefois. Sur ce je souhaite bonne lecture à ceux qui liront l'ensemble



Source image: Pinterest



De toutes les tentatives de reconstructions de systèmes de pratiques de magie archaïque, le Seiðr semble être l'un des plus méconnus. D'une part à cause de sa mauvaise réputation, d'autre part en raison de la notion sexiste que seules les femmes pratiquaient la divination.
Trop souvent, le Seiðr est confondu avec l'Art de la Völva, là où (bien qu'une telle notion soit utile) les Völvas ne sont qu'un élément d'une pratique en réalité beaucoup plus large.

Afin de donner un sens à cet ensemble de pratique et de croyances qui constituent le Seiðr, il convient de considérer certaines définitions, suivies rapidement des pratiques qu'elles comportent et leurs implications. L’ensemble de l’essai devant illustrer des exemples trouvés dans les mythes nordiques.

Le mot Seiðr signifie littéralement "bouillonnant" ou "en ébullition", et cette pratique a beaucoup en commun avec le chamanisme et d'autres formes de magie primitive. Il est en effet fort probable que le Seiðr soit une adaptation de pratiques chamaniques, ces dernières ayant évoluées au moment où la religion, l'agriculture et la métallurgie firent progressivement leurs apparitions.

Le Seiðr n'est cependant pas une pratique religieuse, mais magique. De là provient une partie de sa mauvaise réputation. Jan Fries explique que les praticiens du Seiðr auraient vendu leurs aptitudes, ce qui en fait, en quelque sorte, des mercenaires de l'occulte. L'usage de cette magie est toujours pragmatique, et cet usage se reflète comme tel dans les mythes.
Les mythes jouent un rôle essentiel dans la compréhension de la magie nordique, car ils montrent de quelles manières les Ases, les Vanes, les Géants et les humains utilisent la magie pour faire face aux problèmes, faisant appel à des techniques qui peuvent s'avérer encore utiles de nos jours.

Quelle était donc la magie du praticien du Seiðr ?
Beaucoup a déjà été dit sur le rôle de la Völva, parfois au détriment des autres types de praticiens du Seiðr. Ceci expliquant en partie la distorsion de la perception de la nature du Seiðr, un peu comme si on disait que "la magie est de la sorcellerie", bien qu'il puisse être vrai (ou faux dans certains cercles wiccans) que "la sorcellerie est de la magie".
Nigel Pennick et Jan Fries ont répertoriés un certains nombre de types de praticien du Seiðr :

   Dulr  (de l'Anglo-saxon Thyle) : le poète "chamaniquement inspiré", orateur et sage, qui pourrait avoir certains points communs avec le barde celte.
   Warlock : Le magicien écossais qui pratique la magie pour lier, contraindre ou assigner les esprits à une tâche définie.
   Völva : qui effectue des séances publiques pour répondre à des questions liées au temps et aux récoltes.
  Berserker : Celui qui porte une peau d'ours durant le combat et se change en ours pour acquérir force surhumaine et invulnérabilité pendant la bataille. Se battait en unité.
   Ulfhednar : Celui qui revêt une peau de loup et pratiquait le changement de forme pour régler des conflits individuels et livrer des guérillas.
  Svinfylking : Guerriers qui se changeaient en sangliers et constituaient une troupe d'élite. Connus pour leurs aptitudes d'infiltration, d'évasion et leur force surhumaine.
   Hagzissa ou « hedge-sitter » (littéralement « qui s'assoie sur la haie », « qui chevauche la haie ») : la personne qui fait le lien entre la vie du village et le monde des spectres, des esprits et des Dieux.
   Seiðrkona (f) / Seiðramadr (m) : désigne de manière générale le/a praticien/ne, le/a magicien/ne qui pratique la transe du Seiðr.

Il ne fait aucun doute que de nombreux autres termes auraient pu être ajoutés à cette liste. La magie du Seiðr telle qu'elle a été décrite par Edred Thorsson et Freya Aswynn inclue la divination, les voyages de l'âme, la métamorphose, la nécromancie et l'art de maudire. Je [NdT : l'auteur, Ed Richardson] devrais également ajouter la magie des sigils (sous sa forme moderne) et la guérison. J'expliquerai pourquoi plus loin, mais nous prendront d'abord en compte les autres formes de magies.

Dans la Saga d'Eric le Rouge, la divination est effectuée par la Spákona (prophétesse) qui a recourt à un costume et à des accessoires très élaborés. La musique était utilisée pour parvenir à la transe durant laquelle l'âme effectue un voyage pour trouver les réponses. La Völva employait une méthode similaire, bien que la Spákona utilisait parfois les runes pendant le processus.
Miranda Eliade a suggéré que les Völvas employaient la divination principalement pour des questions relatives à la météo et à la fertilité. Cependant, il dit aussi qu’Odin avait recours au Seiðr pour avoir un aperçu des événements importants. Les préoccupations de ce dieu étant davantage d'ordre guerrier, il est donc probable que d'autres types de praticiens employaient le Seiðr dans un contexte militaire.

Le voyage de l'âme étant lié à la divination, nous allons maintenant considérer ce dernier plus en détails. Les traditions chamaniques fonctionnent sur la base des différents niveaux de réalité : la réalité ordinaire et l'Autre-Monde.
L'Arbre-Monde apparaît dans la plupart des cultures chamaniques, comme un axis mundi (axe du monde), le centre de l'univers connectant les différentes réalités et les différents mondes. Dans la Tradition Nordique, le cheval possède un sens symbolique, représentant un moyen de transport vers l'autre monde, le chaman étant celui qui le chevauche. De façon similaire, l'arbre du monde est appelé Yggdrasil, « le coursier d'Odin ». Le lien entre le cheval et le Seiðr sera approfondi plus loin. Revenons-en au Seiðr : lorsqu'il se trouve dans un état de conscience altérée (ou "en plein bouillonnement") le magicien peut voyager le long d'Yggdrasil pour accéder aux autres mondes. Comme mentionné plus haut, le voyage de l'âme était utilisé par les Völva / Spákona comme une projection astrale à des fins divinatoires. Le voyage de l'âme du Seiðr apparaît dans le mythe où Hermód effectue sa chevauchée vers Helheim pour demander à la déesse Hella de libérer Balder, dont la mort prématurée a été provoquée par Loki. Thorsson suggère que c'est là l'une des principales formes du Seiðr.

Certains voyages peuvent également inclure le changement de forme. Thorsson et Eliade l'associent au changement de forme. L'usage le plus célèbre est sans doute l'usage qu'en font les berserkers et d'autres magiciens-guerriers dans le but d'acquérir des pouvoirs surhumains au combat. Ces capacités incluent la force, la résistance à la douleur et l'escapologie. Ces guerriers étaient particulièrement craints et constituaient une élite. Selon Freya Aswynn, le changement de forme est également associé à la magie malévolente, certaines Völvas y ayant recourt pour envoyer des cauchemars.
Le changement de formes est mis en avant dans les mythes et il y est fait allusion dans les descriptions des liens entre les praticiens du Seiðr et les animaux. Kaledon Naddair suggère que l'Eglise a associée le chamanisme aux animaux maléfiques. Lui et d'autres font allusion aux connexions entre les chevaux et le chamanisme. Nigel Pennick décrit de quelle façon le lien avec les animaux aurait pu être développé, à l'instar du rapport que le chaman entretient avec ses totems.

Certaines déités possèdent des animaux totems, bien qu'il soit hautement improbable qu'un animal soit absolument rattaché à une divinité spécifique. Cependant, Freyja est associée aux chats, Odin aux loups et aux corbeaux, etc. Les mythes montrant les Ases et les Vanes utilisant le changement de formes demeurent parmi les sources les plus riches sur le sujet pour les praticiens. Odin se déguise et se métamorphose en serpent et en aigle pour récupérer de l'hydromel de l'inspiration après qu'il eut été volé par les Géants. Le géant Thjazi prend la forme d'un aigle pour enlever la déesse Iðun et s'emparer des pommes d'immortalité [NdT : de jouvence plus que d'immortalité] après quoi, Loki emprunte à Freyja sa peau de faucon pour aller la chercher. Ce dernier se change également en puce, en jument, et en saumon dans différents mythes. Les Dieux auront également des problèmes après avoir accidentellement tué un mortel, le fils de Hreidmar, qui avait revêtu l'apparence d'une loutre. [Ndt : cet épisode a lieu dans le Reginsmál].

Lorsqu'elle est effectuée pendant un pathworking, la métamorphose est une forme de visualisation intéressante. Cependant, en utilisant des méthodes de transe, la métamorphose peut potentiellement devenir une forme de possession totale. Le terme « possession » désignant ici une forme de lâcher-prise total pour permettre à un autre aspect de sa personnalité ou à une entité de travailler à travers nous. Jan Fries a écrit sur ce sujet dans son livre Helrunar, et cette technique peut être rapprochée des méthodes employées dans la Santeria et le Voudoun. Le changement de formes peut être utilisé avec des animaux ou d'autres types d'esprits mais les esprits alliés sont les plus recommandés. Il est judicieux d'utiliser ce type de voyage pour établir des liens avec les entités avant d'essayer de recourir à la possession. Quand les relations avec eux sont établies, les totems personnels sont des alliés extrêmement précieux à invoquer parce qu'ils ont votre intérêt à cœur et que vous serez en mesure de donner un sens plus profond  à l'expérience par la suite.

La Nécromancie a également sa place dans le Seiðr étant donné que le Royaume des Morts, Helheim, peut être, à l'instar du monde des vivants, visité par le biais de voyages. Si la Völva conduit une séance de Seiðr, la Hagzissa traite avec les fantômes et le Warlock maintient à distance certains esprits des morts indésirables. La possession par des spectres pourrait être possible et il serait intéressant d'avoir des retours à ce propos.
Les mythes comportent des exemples de Nécromancie. Odin invoque le spectre d'une Völva pour découvrir les raisons pour lesquelles Balder a été troublé dans son sommeil et pourquoi sa mort a été prédite [NdT : sur les cauchemars de Balder, voir les Baldrs draumar, pour l'invocation de la Völva morte, voir la Voluspá, ou Dit de la Voyante]. L'exemple de la chevauchée d' Hermód a été mentionné plus haut. Odin et Freyja ont tout deux un rôle de psychopompes et se partagent les âmes des braves morts au combat, constituant ainsi une armée pour combattre les puissances des ténèbres lors du Ragnarök.

Les malédictions ont été décrites comme faisant partie des pratiques relevant du Seiðr par Jan Fries et Freya Aswynn. Cependant les mythes et les sagas ne referment que peu de preuves de l'existence de charmes et d'incantations pendant la pratique du Seiðr. La magie malévolente est certes décrite, mais pour le praticien, elle est davantage associée à la métamorphose ou à la projection du Fetch [NdT : ici, son "double astral", aussi appelé "hugr"]. A l'heure actuelle il est cependant facile d'adapter les malédictions au Seiðr, en les performant lorsque l'état de transe approprié est atteint. De manière générale, ceci est  également vrai pour la magie des sigils et pour jeter des sorts.

Le magicien pourrait préparer son sigil / runes liées / sort de la manière habituelle et se focaliser dessus pendant la session de Seiðr, utilisant la transe pour en canaliser l’énergie.

La guérison en tant que pratique authentique du Seiðr a été très contestée, mais seulement par ceux qui considèrent le Seiðr uniquement sous l'angle de la Völva. Dans la définition du Seiðr nous rencontrons le concept d'ébullition et de concocter quelque chose dans le « chaudron-du-Seiðr ». Alors qu'il ne fait aucun doute que l’induction de la transe se fasse de cette manière, il semble logique que des remèdes le soient également. D'après mon expérience personnelle, la transe du Seiðr peut être employée pour identifier les esprits malveillants qui provoquent des maladies chez les patients. Une fois identifié, l'esprit responsable de la maladie peut être piégé par exemple dans un cristal, une sphère de chaos ou un labyrinthe. Cette méthode est merveilleusement illustrée dans le roman de Brian Bates, Le Sorcier : La voie du Wyrd. Jan Fries mentionne également le lien entre Seiðr et guérison.

La clé du Seiðr est l'état de conscience altérée.  Le terme "bouillonnant" peut être employé pour décrire l'état d'un praticien pendant son travail, parce que des tremblements se produisent souvent. Jan Fries soulève de manière très juste que ces tremblements peuvent être, ou pas, sous le contrôle du praticien, et fait référence à la "pseudo-épilepsie". A cela je  souhaiterais ajouter que les tremblements corporels ne sont pas un indicateur suffisant, c'est  l'esprit qui doit "bouillir". D'après mes propres expériences, ce type de tremblement corporel peut survenir après un orgasme ou après une exposition prolongée à des températures alternativement très chaudes et très froides, après avoir jeûné. Les pratiques chamaniques, similaires au Seiðr, ont souvent été associées à l'épilepsie. Cependant, la plupart des chaos/tes seront familiers avec différentes gnoses, particulièrement celles atteintes par ce qu'un contributeur pour le Chaos Magazine nomme "sex, drugs and rock'n'roll".

L'orgasme a une utilité dans le Seiðr, et la magie comme  la sexualité ont souvent été rattachée à sa pratique. L'Eglise a accusé le chamanisme et le Seiðr d'être à l'origine de déviances sexuelles (alors, qu'est-ce qu'on attend ?) et utilisa le terme ergi, qui signifie "crasse, sale" [NdT : je suis plus que dubitative sur cette affirmation, le terme ergi étant une insulte pour désigner un manque de virilité, à moins qu'il ne s'agisse d'une association d'idée. Ceci étant, il n'est pas certain que la notion d'homosexualité telle que nous la connaissons aujourd'hui ait eu du sens à l'époque.] Les secrétions sexuels et le sang menstruel peuvent être utilisés en magie pour lier des objets au sorcier. La transe induite par le sexe (généralement atteinte plus facilement de manière lente et détendue) est parfaite pour les visions et les voyages. Les mythes décrivent généralement les Vanes comme étant ceux qui ont enseigné aux Ases l'art du Seiðr (bien que certains mythes racontent qu'Odin l'ait inventé). Les Vanes sont généralement décrit comme étant pacifistes (comprendre des merdes au combat ) (sic) et n'utilisant des armes primitives que s'ils étaient forcés de se battre (comme je l'ai dit...) (re-sic) Par conséquent, ils furent vaincus par les Ases qui s'installèrent sur leurs terres et absorbèrent une grande partie de leur culture.  Bon, qu'est-ce que cela a à voir avec le sexe ? Les Vanes comprennent une série de dieux et de déesses qui représentent la nature et la fertilité, dont le culte impliquait extase et rites sexuels.
La prédominance de cet aspect sexuel était représentée par la déesse Freyja. C'est elle qui apprit le Seiðr à Odin. Dans les différents mythes, Freyja est décrite comme utilisant sa sexualité dans un contexte magique, comme il est décrit qu'elle possède la capacité de se métamorphoser. Freyja a recourt au sexe pour obtenir le collier des Brisingar, ce que l'on peut interpréter comme le fait de gagner son inspiration magique par le biais de rites sexuels.

Parlons maintenant des drogues. Odin étant légèrement porté sur l'hydromel, il peut éventuellement être invoqué quand on est bourré, toutefois il ne sera sans doute pas facile de se souvenir des événements ultérieurement. (sic) Les berserkers auraient fait usage de l'Amanite Tue-Mouche pour atteindre un état de conscience altérée avant de changer de forme. Alby Stone va encore plus loin en suggérant qu'Yggdrasil puisse être en réalité une Amanite Tue-Mouche... Ceci étant, Yggdrasil est indubitablement décrit comme étant un arbre, bien que le blanc du tronc puisse évoquer le pied d'un champignon, il peut tout aussi bien évoquer un bouleau, un arbre au pied duquel poussent souvent les amanites. En dépit du peu de traces de son utilisation rituelle dans le nord de l'Europe, il semble raisonnable de supposer que les champignons contenant de la psilocybine comme le Psilocybe lancéolé ou la Fausse chanterelle aurait pu être utilisés. Le "bouillonnement" du Seiðr pourrait être rapproché du brassage de la bière ou des mixtures à base de champignons.

La musique et la danse sont également des moyens efficaces pour parvenir à un état de transe. Les danses chamaniques telles que décrites par Gordon MacLellan et Michael Harner peuvent être utilisées pour les possessions par les animaux de pouvoir.  Danser jusqu'à l'épuisement est une autre technique possible.
Dans la Saga d'Egil, la musique, en l'occurrence le chant, est utilisé pour que la Völva parvienne à se plonger en transe. La glossolalie, ou le galdr (chanter les runes) [NdT : très grossièrement, le galdr est le fait de chanter un sortilège, pas juste les runes] peut s'avérer redoutablement efficace, et notamment les "chants de pouvoir".
D'après Mircea Eliade, les battements du tambour sont associés depuis longtemps aux pratiques chamaniques, mais ces battements ne doivent pas être confondu avec la cacophonie de battements et de chants gnan-gnan "nous venons tous de la déesse" auxquels on a généralement droit dans les rassemblements païens. (sic)
Le rythme doit être continu : plus on bat le tambour, plus l'esprit peut "parvenir à ébullition". J'ai découvert que pratiquer en groupe de deux ou trois personnes dans une pièce totalement noire, avec un hochet et deux tambours produit des visions absolument fascinantes, mais seulement après vingt à trente minutes d’affilée.
L'expérience ultime est peut-être celle de la rave party, où l'ectasy (Mes enfants, rappelez-vous que prendre de la drogue, c'est illégal et très vilain !) (sic) et la musique assourdissante combinées à une danse frénétique constituent une parfaite opportunité pour pratiquer. Un live d'Ozric tentacles doit sans aucun doute être une réussite de ce point de vue là.  Un praticien avisé trouvera sans aucun doute d'autres techniques pour parvenir à un état de conscience altérée, sans cela, impossible de pratiquer le Seiðr.

Avant de parler du cheval et de sa relation avec le Seiðr, voici un aperçu de la magie d'Odin en guise d'exemple "d'ébullition".
Le passage suivant est un extrait du Hávamál [NdT : la traduction est celle de Régis Boyer, L'Edda poétique, Fayard, 1976] et montre de quelle manière Odin se sert de la douleur, de la faim et de la soif pour atteindre un état altéré par le biais duquel il découvre les runes.

Je sais que je pendis
A l'arbre battu des vents
Neuf nuits pleines,
Navré d'une lance
Et donné à Ódinn,
Moi-même à moi-même donné,
- A cet arbre
Dont nul ne sait
D'où proviennent les racines.

Point de pain ne me remirent
Ni de corne ;
Je scrutai en dessous,
Je ramassai les runes,
Hurlant, les ramassai,
De là, retombai.


Le cheval apparaît fréquemment comme un symbole lié à la pratique du Seiðr. Le culte du cheval comporte souvent une forte connotation sexuelle. Kaledon Naddair a écrit sur l'utilisation du cheval dans les rituels de fertilité, et par cheval, nous entendons ici une grosse bite (sic). H.R. Ellis Davidson mentionne des rapports de l'Eglise affirmant que des Völvas avaient des  rapports sexuels avec des chevaux.  Ceci est probablement un indicateur de l'importance du cheval dans le culte des Vanes, et par la suite dans celui des Ases et la raison pour laquelle manger du cheval est toujours tabou de nos jours dans les pays germaniques / scandinaves.

Le cheval d'Odin, Sleipnir, est particulièrement intéressant quand on le considère dans le contexte du Seiðr. Il possède huit pattes et la capacité de voler dans les airs. Sleipnir pourrait-il être une représentation mythique d'Yggdrasil (qui signifie "coursier d'Odin") l'arbre du monde et l'aptitude chamanique pour visiter les autres mondes ?

Ce qui nous amène à la valknut. Beaucoup de choses ont déjà été écrites sur ce symbole, mais certains de ses secrets demeurent incompris. La valknut n'est pas simplement un des symboles d'Odin, mais peut être associée au processus qu'il entreprend. Elle peut en effet symboliser celui qui pratique le Seiðr. Ce lac de neuf angles formés par l'entrelacs de trois triangles a été appelé "le nœud des occis". En tant que symbole des morts, elle peut également être le symbole de l'état de conscience altérée (ces deux concepts étant intimement liés). Les occis sont aussi ceux qui acceptent leur sort, et ainsi libérés, mettent leur volonté en mouvement. Odin a accompli ceci par un travail initiatique dont le paroxysme est son épreuve sur l'arbre. Il a été également émis l'hypothèse que les trois triangles puissent représenter les trois Nornes : Urd, Verdandi et Skuld, les déesses qui déterminent le passé, le présent et... attendez, ce qui est déterminé par le présent (les anciens scandinaves n'ayant pas d'autres concepts pour le futur). Les trois Nornes façonnent le wyrd et le magicien connaît sa place (ou ses limites / son background) et travaille librement en accord avec ces données, peut-être les transcende-t-il dans une certaine mesure. Le magicien maîtrise le temps mais il maîtrise aussi l'espace. Les neuf points représentent les neuf mondes que le praticien du Seiðr peut visiter. Ainsi, le valknut représente-t-il le processus de magie transcendantal du Seiðr dans son sens le plus pragmatique. Odin chevauche à travers l'univers sur un cheval magique et prend part au processus, d'où son association avec ce symbole.

Pour en revenir à Odin et aux chevaux, il semble que notre borgne ait quelques noms en communs avec eux. Notamment Jalkr, ce qui signifie hongre (ce nom a d'accord été la source de nombreuses spéculations sur le fait qu'Odin était un eunuque ou qu'il avait des pratiques "efféminés" -bien que rien chez Odin ne soutienne cette théorie-  et Völsi, « phallus » (mais que l'on peut aussi traduire par "Saint Homme".)

Après avoir examiné tous ces aspects du Seiðr, nous devrions maintenant considérer les raisons pour lesquelles il a été aussi décrié par les occultistes qui utilisaient les runes. Le sexisme et le Christianisme sont en grandes parties en fautes, ainsi que les occultistes qui ont pris pour argent comptant tout ce qu'ils ont lus ou entendus. Certaines pratiques du Seiðr, comme celles de la Völva ont été décrites comme indignes d'un homme. Probablement parce que dans une sorciété guerrière, il aurait été malavisé pour un homme de se mettre en situation de vulnérabilité en se laissant aller à partir en transe. La majorité des praticiens du Seiðr n'étaient cependant pas des Völvas : les femmes qui pratiquaient le Seiðr étaient désignées sous le nom de Seiðrkonar et Seiðrmðr pour les hommes. Les berserkers étaient exclusivement des hommes.
Les hommes qui pratiquaient le Seiðr étaient décrit comme étant ergi, ou "crasseux" [Ndt : voir plus haut], mais ces descriptions ont été données par une Église patriarcale qui considéraient que les femmes n'avaient pas d'âme et étaient au-delà de toute rédemption, et que les hommes devaient être mis en garde contre les dangers de la sorcellerie et des plaisirs de la chair. La notion de "perversion sexuelle" a été utilisée tout au long de l'histoire comme une accusation à chaque fois qu'un groupe en dominait un autre et le persécutait. Mais peu importe ce que les praticiens du Seiðr se soient pris dans le cul, ou non (sic), la "sinistre et terrible perversion" qui terrifiait autant le monde chrétien était que ceux qui pratiquaient le Seiðr "bouillonnaient" avec et pour l'extase.


Sources: Aranna de La Renarde
Par Ed Richardson, tiré du site de Phil Hine.

Bibliographie :

Spoiler:
 

This article was first published in Chaos International magazine, issue 20.
Revenir en haut Aller en bas
Veigsidhe Karvgwenn
Ami(e) de l'Antre
Ami(e) de l'Antre
avatar

Messages : 1004
Date d'inscription : 13/04/2016
Localisation : Guiclan/Gwiglann

MessageSujet: Re: La Magie du Seidr [Article]   Mer 20 Avr 2016 - 18:31

Salut Skud

Tu a eu une bonne idée de mettre se sujet, j'y répond et je vais de suite voir le site web d'où ca provient.  

Pour commencer un modérateur ma dit de bien dire que le voyage astral comme le seidr sont des pratiques qui peuvent étre problématiques, voir dangereuses, oui on peut effectivement faire de mauvaises rencontres surtout dans le bas astral. Donc a éviter pour ceux qui débutes!

Je vais tenter d'expliquer se que je fais quand je pratique le seidr.
Pour commencer j'ai étudier le chamanisme celte, et j'ai fait mes premiers pas dans le chamanisme celte, connecter a la nature et a mes émotions par la méditation dans le cadre de ma pratique "Orthodoxe" du Druidisme.
Alors j'ai commencer mes voyages astraux dans ce cadre là.
J'ai commencer a pratiquer le seidr grâce aux conseils que j'ai recu de la déesse Freya. Le reste mes venu naturellement petit a petit au fils des ans.
Effectivement quand je pratique le terme "bouillonnement" terme que j'ai aussi lu sur wikipédia quand j'ai fais des recherches sur ce sujet, correspond bien a ce que ce passe, ce qu'on éprouve.
Quand je faits du seidr (en général dans la nature) pour me faire un rituel curatif (quand je sens des énergies négatives comme des miasmes sur moi, miasmes qui souvent viennent des gens néfastes que j'ai rencontre ou de situations difficiles je sens comme si mon être etait entacher)
Alors je vais dans la nature, de préférance la nuit ou le soir au coucher du soleil pour m'isoler et ne pas être déranger et surtout ne pas faire peur. Oui imaginer que des enfants tombe sur moi en état de transe? L'idéal c'est de disposer d'un Dolmen pas loin, ou un Tumulus et de pratiquer a l'intérieur (comme ca ci quelqu'un arrive tu peut le voir, ou l'entendre et quitter ta transe avant d'être vu)

Pour débuter je visualise des runes ou des sigils (symboles runiques ou assemblage runique, un exemple de sigil populaire par les téléphones portables c'est le symbole de Bluetooth= Kano+Berkana)
Je psalmodie des galdr (chant du nom des runes) et des incantations ensuite j'entre en transe et je "bouillonne" c'est a dire que j'ai des comvultions et tremblements avant de quitter mon corps physique et depasser dans l'astral. Pendant la transe je peut recevoir des messages des dieux de la part d'Odin de Freya ou de Freyr. Alors je pense que c'est pour cela que tu a citer  "on peut invoquer Odin quand on est bourré". c'est a dire que c'est un état de conscience proche de l'ivresse.

Et donc pour les soins que je me fait je sort avec mon corps astral qui passe par plusieurs états celui d'un cerf, d'un corbeau (mes animaux de pouvoirs) et/ou d'un Ours. Ensuite mon corps astral change encore pour devenir quelque chose entre l'homme et l'ours, j'ai des crocs et des griffes et de la fourrure. Et a ce moment la je peut voir et trancher les liens néfastes qui son attacher a mon corps physique et les couper avec une Hache qui ma été donner par les dieux. ( par Freya)
Ensuite quand c'est fini je retourne dans mon corps et mon état de conscience normal. (et je peux faire la même chose pour protéger mon foyer)
Quand on est dans cette état on peu voir les déséquilibres énergétiques.
C'est une technique qui m'a aider dans ma pratique du chamanisme celtique pour le soin du bâton celtique pour recadrer les énergies d'une personne, j'ai développer et afiné mes dons (le ressentie et l'empathie ..etc)
Mais je dois dire que le seidr a un côté plus sombre, ou plus primitif que le chamanisme celte (aprés je ne sais pas pour les autres formes de chamanisme? J'ai lu quelque part que c'est proche de celui des Amérindiens Lakota).
Ca nous met en contacte avec notre côté animal et sauvage, de facon bien plus direct que le chamanisme celte.

Pour finir je dirai encore a ceux qui si intéressent de faire attention surtout si vous débutez dans ce genres de pratique.

Setu, Kenavo ar wech all


" L'innocent est celui qui subit le mal, contrairement au juste, qui va au devant d'un mal pour le combattre. "
- Sagesse Druidique-

" Un boiteux monte à cheval, un manchot garde les troupeaux. Un sourd fait assaut d'armes et rend service.
Mieux vaut être aveugle que brûlé, un mort n'est utile à personne.
"
- Hàvamàl : 71 (l'Edda Poétique) -



Dernière édition par Veigsidhe Karvgwenn le Ven 22 Avr 2016 - 1:02, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://noetuauuybbggs.blogspot.fr/
Skud
Drankrad
Drankrad
avatar

Messages : 2376
Date d'inscription : 07/11/2009
Localisation : Midgard

MessageSujet: Re: La Magie du Seidr [Article]   Jeu 21 Avr 2016 - 23:55

Merci pour ton retour Veigsidhe Karvgwenn,


C'est toujours intéressant de voir comment tu pratique le seidr et de quelle manière tu t'en sert.

Lors des quelques tentatives que j'ai fait de sortie astral (et donc par extension de chamanisme), je n'ai jamais su aller au delà de ce "bouillonnement" et des tremblements physiques.

C'est pour cela que d'un côté je suis d'accord avec toi sur les risques que l'on encourt à faire ce genre de pratique mais que d'un autre côté, je pense qu'il faut déjà être bien préparé en amont et que ce genre de pratique n'est pas à porté de tous (tout du moins de but en blanc).

Et lorsque l'auteur du texte évoque le fait que en étant "bourré", on peut communiquer avec Odin. J'ai bien peur que ce ne soit pas une image, mais le sens littéraire. Comme je le disais en introduction de l'article, les chaotes ont tendance à aimer le côté borderline, et les états modifiés de conscience sous drogues, voir psychotropes (c'est du moins ce que j'ai ressorti de ce mouvement que je connais relativement peu).

Pas mal le rapprochement ente le logo du bluetooth et des runes. Je n'y avais jamais fait attention !


"L'équilibre dans les idées c'est la sagesse, dans les forces c'est la puissance" Eliphas Levy
Revenir en haut Aller en bas
Veigsidhe Karvgwenn
Ami(e) de l'Antre
Ami(e) de l'Antre
avatar

Messages : 1004
Date d'inscription : 13/04/2016
Localisation : Guiclan/Gwiglann

MessageSujet: Re: La Magie du Seidr [Article]   Ven 22 Avr 2016 - 1:00

Ok! donc il y en a qui pratique en étant ivre alors? C'est vraiment borderline, parce que sa fatigue se genres de pratiques. Alors l'état de fatigue de l'ivresse plus celui de la transe. C'est quand même pas quelque chose que je ferais.Neutral

Une chose que je fais aussi pour me dissimuler dans ma pratique du seidr, je part dans les bois avec ma tenus de druide (une sae blanche et une cape) et je pratique: "sous cape" c'est a dire que je pratique au pied d'un arbre ou dissimuler dans les buissons je m'agenouille et me pose dans la même position que Kernunnos c'est a dire en position dite du lotus. Comme Bouddha. Sur un vieux Plaid ou une peau de Renne (sa rappel le côté Nordique de la pratique) et je m'enveloppe dans ma cape et la capuche sur la tête. Et sa passe bien surtout la nuit ou le soir au coucher du soleil.  c'est mieux avec une cape de couleur sombre. On peut aussi le faire la journée, mais bon moi j'ai toujours peur d'éffrayer les gens quand je fais ca. Il faut connaitre un coin a l'écart et peut fréquenter alors, et éviter les endroit trop charger, et ceux ou il y a des éntités par exemple sa ne me viendrais pas a l'idée de faire ca dans le Youdic ou le Youdig a Yeun Elez dans les monts d'Arrée : la porte des enfers (légende bretonne) pas le restaurant qui est a Brennilis (ils y font de bonnes Krampouezh et un bon Kig ha Farz).

Le youdig c'est une tourbière connue parce que c'est le seul endroit de bretagne ou on peut écore trouver des droseras a l'état sauvage (c'est des plantes carnivores) et comme c'est un tourbière je pense que la tradition au sujet de la porte des enfers vient des druides de jadis qui avaient coutume de faire des sacrifices humains et animaux dans la tourbe (qui est lier au monde d'en bas donc aux enfers). Mais peut étre que je me trompe j'ai déjat demander aux office du tourismes ils sont assez vague la dessus. Bon désolé j'ai tendance a m'éparpiller a parler de pleins de choses différentes. silent
 Si tu trouve de nouvelles informations sur le seidr je suis preneur.
Merci  
Trugarez dit Kenavo ken ar c'hentañ tro.


" L'innocent est celui qui subit le mal, contrairement au juste, qui va au devant d'un mal pour le combattre. "
- Sagesse Druidique-

" Un boiteux monte à cheval, un manchot garde les troupeaux. Un sourd fait assaut d'armes et rend service.
Mieux vaut être aveugle que brûlé, un mort n'est utile à personne.
"
- Hàvamàl : 71 (l'Edda Poétique) -

Revenir en haut Aller en bas
http://noetuauuybbggs.blogspot.fr/
Menestr'elle
Ami(e) de l'Antre
Ami(e) de l'Antre
avatar

Messages : 1234
Date d'inscription : 25/10/2011
Localisation : Sous les frondaisons de Tronçais

MessageSujet: Re: La Magie du Seidr [Article]   Lun 2 Mai 2016 - 19:52

L'ivresse peut avoir du bon, quand elle est maîtrisée. Personnellement, je lis extrêmement bien les cartes quand je suis un peu éméchée, en particulier à l'hydromel et à l'absinthe lol!
Sans rire, les effets légèrement psychotropes de l'alcool peuvent aider à abaisser quelques barrières mentales, à partir du moment où l'on maîtrise encore ses facultés mentales (c'est à dire que l'on conserve sa lucidité et que l'on peut encore marcher droit, mais que la tête commence à pétiller, si vous voyez ce que je veux dire). Rien de négatif là-dedans, puisque les psychotropes font partie du vade mecum du parfait chaman depuis la nuit des temps (et ils emploient des substances beaucoup plus incontrôlables que le banal alcool, amanite tue-mouche en tête). Pensons également aux onguents de vol, qui ont eu leur vague de popularité aux XIV et XVème siècles notamment, et qui ont tendance à revenir en version soft (pensons notamment aux flying oinments de Sarah Lawless, qui sont parfaits pour expérimenter ce genre de choses, si j'en crois l'une de mes amies qui a testé).



Chacun de nous possède une musique d'accompagnement intérieure. Et si les autres l'entendent aussi, cela s'appelle la personnalité.
Gilbert Cesbron
Revenir en haut Aller en bas
http://herbwitchery.weebly.com/
Veigsidhe Karvgwenn
Ami(e) de l'Antre
Ami(e) de l'Antre
avatar

Messages : 1004
Date d'inscription : 13/04/2016
Localisation : Guiclan/Gwiglann

MessageSujet: Re: La Magie du Seidr [Article]   Lun 2 Mai 2016 - 21:46

Ah merci c'est intéressent ça ? Donc tu arrive graçe a l'alcool a entré en transe légére

C'est vrais que l'alcool est réputer pour cela surtout dans le Druidisme:

  -"Par le vin de vie et le miel des fleurs (l'hydromel) l'esprit de l'homme glisse à son insu dans une attitude de profonde réceptivité, il lui arrive d'étre gratifié d'une perception magique du monde."
                -Sagesse Druidique-

Apres je ne connais pas tout autour du chamanisme et effectivement j'ai lu dans de nombreux ouvrages que nombre de chamans prennent des produit (plantes ou autre) pour entrer en etat de transe rapidement (surtout dans les tradition Africaine et sud Américaines). Bon moi de mon côté j'y arrive facilement et plus facilement encore quand je pratique dans la nature.

Perso après je ne m'amuserais pas a faire de la méditation, des voyages astaux ou le seidr en état d'ivresse. Le seul seidr que je peut faire dans cette état la c'est le Cidre brute!!!! (rire)


" L'innocent est celui qui subit le mal, contrairement au juste, qui va au devant d'un mal pour le combattre. "
- Sagesse Druidique-

" Un boiteux monte à cheval, un manchot garde les troupeaux. Un sourd fait assaut d'armes et rend service.
Mieux vaut être aveugle que brûlé, un mort n'est utile à personne.
"
- Hàvamàl : 71 (l'Edda Poétique) -

Revenir en haut Aller en bas
http://noetuauuybbggs.blogspot.fr/
Menestr'elle
Ami(e) de l'Antre
Ami(e) de l'Antre
avatar

Messages : 1234
Date d'inscription : 25/10/2011
Localisation : Sous les frondaisons de Tronçais

MessageSujet: Re: La Magie du Seidr [Article]   Mar 3 Mai 2016 - 15:49

Au départ ce n'était pas volontaire, je me suis juste aperçue lors d'une fête médiévale (où je tire les cartes depuis plusieurs années) que mes interprétations étaient beaucoup plus limpides après avoir trinqué à l'hypocras avec les collègues de campement (deux ou trois verres, donc pas assez pour être en état d'ivresse, mais assez pour altérer trèèèèès légèrement les sens).

Après je n'en ai pas besoin techniquement, et j'atteins tout aussi bien cet état de transe légère en ayant bu mon chocolat du matin, mais j'ai constaté qu'un petit verre, raisonnablement, pouvait être un petit coup de pouce (tout comme certaines plantes fumigées, comme le laurier noble, le houx ou l'amanite tue-mouche, ce n'est pas assez pour te donner des effets psychotropes, mais ça ouvre lentement les sens). C'est doux, sans danger, et contrôlable, donc de temps en temps je m'épargne une demi-heure de méditation via une petite lichette de chouchen.
J'ai une sainte horreur de la sensation de perte de contrôle (être bourrée est un cauchemar pour moi) (déjà parce que j'ai tendance à dire tout ce que je pense et que du coup les lendemains sont difficiles) donc je prends toujours garde à me tenir à bonne distance de mes limites. C'est aussi un moyen d'apprendre à se connaître.

Et puis, le petit verre d'hydromel avant de travailler sur mes runes est devenu un petit rituel sympathique.


Chacun de nous possède une musique d'accompagnement intérieure. Et si les autres l'entendent aussi, cela s'appelle la personnalité.
Gilbert Cesbron
Revenir en haut Aller en bas
http://herbwitchery.weebly.com/
Veigsidhe Karvgwenn
Ami(e) de l'Antre
Ami(e) de l'Antre
avatar

Messages : 1004
Date d'inscription : 13/04/2016
Localisation : Guiclan/Gwiglann

MessageSujet: Re: La Magie du Seidr [Article]   Mar 3 Mai 2016 - 16:22

Ah chouette, je comprend mieux. Va falloir que je tente le coups (un petit coup de chouchenn)
je pense que c'est le fait de faire des rituels comme les fumigations de plante ou la visualisation ou autre qui aide grandement l'esprit a basculer en état de légère transe extatique...
Nos coutumes vise a retrouver l'extase. sans par ailleur perdre le controle. Il faut savoir trouver un équilibre dans nos pratiques.


" L'innocent est celui qui subit le mal, contrairement au juste, qui va au devant d'un mal pour le combattre. "
- Sagesse Druidique-

" Un boiteux monte à cheval, un manchot garde les troupeaux. Un sourd fait assaut d'armes et rend service.
Mieux vaut être aveugle que brûlé, un mort n'est utile à personne.
"
- Hàvamàl : 71 (l'Edda Poétique) -

Revenir en haut Aller en bas
http://noetuauuybbggs.blogspot.fr/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La Magie du Seidr [Article]   

Revenir en haut Aller en bas
 
La Magie du Seidr [Article]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La Magie du Seidr [Article]
» Commentaire de l'article 34 de la constitution
» article de la voix du nord de 1998
» Les auteurs de magie runique
» Article : Végétarien ou végétalien ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
l'antre magique des sorcières :: Vie Magique et Spirituelle :: Magie :: Théorie :: Chamanisme-
Sauter vers: