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 Le Chamanisme chez les Celtes

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Veigsidhe Karvgwenn
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MessageSujet: Le Chamanisme chez les Celtes    Ven 16 Déc 2016 - 17:09

Je vous poste ce sujet qui vient du site de la Druidesse Viviane Le Moullec (je vous met aussi le lien)
Comme vous vous en étes rendu compte il y a beaucoup de chamanisme dans le Druidisme (le druidisme en solitaire en général) et je trouve qu'elle explique sa vraiment très bien, mieux que je ne pourrais le faire, et les informations qu'elle développe, serrons un plus pour le forum.


Voici le lien vers son site internet:
http://pistar.chez.com/druidisme.htm

Voici ce qu'elle dit a ce sujet a la fin de sa page:


Druidisme, réincarnation et chamanisme :
des sujets qui (parfois) fāchent ! (2012)
Il y a DES SUJETS QUI FACHENT ! Qui offensent ceux qui sont restés bien trop prčs de leur christianisme d’origine. Les voici dans l’ordre :
- Les DRUIDESSES (une femme ne peut accéder ą la prźtrise, voyons !).
- Le CHAMANISME (beurk, encore des pouvoirs paranormaux – ne délirons pas avec ces baba cool),
- La REINCARNATION (pas de divagations orientales).
Des Druidesses, nous en avons déją parlé. De la réincarnation, aussi un peu. Du chamanisme, trčs peu. Alors, mettons les pieds dans le plat.
Chamanisme ? Une définition pour plusieurs aspects Retour au Menu.
(1) Chamanisme, un terme qui nous vient de la Sibérie.
Chamanisme est un terme désignant des pratiques religieuses des chamanes (prźtres) de la Sibérie de l’Est. Les puristes aimeraient que ce terme leur soit exclusivement réservés, et cela dans un cadre uniquement ethnographique.
(2) Si le terme est sibérien, le phénomčne est mondial.
Le terme de “chamanisme” a commencé son voyage autour du monde, tout simplement parce que certains se sont rendu compte qu’ils n’avaient pas de terme spécifique pour parler de ce qu’il leur arrivait :
- ils se retrouvaient en communion avec une plante, un animal…
- ils en recevaient des conseils,
- ils étaient emmenés par cette personne non humaine afin de vivre des expériences trčs curieuses mais pleines d’enseignement aussi,
- et ils en revenaient “différents”, plus “féminins” ont osé dire certains hommes, ce qui signifie, moins combattif, plus enclins ą la paix et ą la compréhension.
En bref, ils ressentaient des choses étranges et inhabituelles pour un Occidental.
(3) Oh non, pas ēa !
Certains dirent alors : “Beurk ! Cela c’est de la sorcellerie, de la pratique de bonnes femmes hystériques. Si, mźme des hommes se mettent ą délirer comme ces femmes, oł allons-nous ?”. D’autres ajoutčrent : “Nous les druides, sommes bien plus convenables que cela. Nous savons nous tenir dans les limites d’une spiritualité qui domine le corps et l’esprit”.
(4) Mais si la chose existait en Occident, pourquoi n’avons-nous pas de terme adéquat ?
Mais si, nous en avons, mais trčs péjorativement connotés.
— LYCANTHROPIE. Les sorciers ou sorcičres se changent en loup et dévorent indistinctement ennemis et amis.
— METAMORPHOSES EN ANIMAUX. Dans les contes de fées, on trouve beaucoup d’histoires de transformations en animal, mais il s’agit d’une malédiction dont on ne peut źtre délivré que par un magicien aussi fort que le méchant sorcier (surtout la méchante sorcičre). Cela montre que l’Occidental ne maītrisait que rarement les phénomčnes chamaniques (on devient “animal” mais on revient ą son état humain dčs qu’on le décide) et qu’il en avait donc peur.
Cependant, souvenons-nous que si les “contes de fées” étaient, ą l’origine, “l’enseignement des druidesses”, ce que nous en connaissons aujourd’hui a été largement édulcoré (et parfois dénaturé) par les écrivains des XVII° et XVIII° sičcles qui ont voulu les rendre “socialement acceptables”.
Il est donc difficile de retrouver un enseignement authentiquement chamanique dans notre tradition occidentale, pour deux raisons :
- ceux qui ont fait des recherches ethnographiques ou historiques n’avaient mźme pas l’idée que ce phénomčne pouvait exister ailleurs qu’en Sibérie,
- ceux qui connaissent ses pratiques se gardent bien d’en parler… sauf ą un tout petit nombre de gens discrets.
Le sujet mérite donc qu’on s’y attarde.
Réincarnation ou chamanisme ? Les deux peut-źtre ! Retour au Menu.
C'est une évidence - et pas seulement une "licence poétique" (= une faēon de parler, exprimée en termes fleuris) – que, quand Taliesin (barde gallois du V° sičcle aprčs JC) dit qu’il a été un saumon sautant dans la rivičre, une poule picorant son grain et toute une liste d'animaux, il ne raconte pas n'importe quoi.
Il savait de quoi il parlait :
- ou bien il se souvenait d'autres vies…
- ou bien il a parlé d’expériences chamaniques.
Dans les deux cas, un certain nombre de gens, pourtant dans la tradition druidique, auront du mal ą avaler cela.
Vous expliquez que l'on peut avoir vécu toute une vie d'animal, puis źtre devenu un źtre humain. Mais la réponse ne serait-elle pas qu'on a pu se glisser ą cōté de la conscience d'un animal, comme un chamane... Retour au Menu.
(1) Vie passée animale ou phénomčne chamanique ?
Oh, cher ami, en posant une pareille question, je me demande qui vous allez fācher le plus :
- ceux qui refusent l'idée d'avoir été autre chose qu'un źtre humain,
- ou ceux qui se révulsent ą l'idée que les druides puissent źtre autre chose que de savants universitaires, en robe blanche, comme aujourd'hui on revźt la robe noire de cérémonie quand on a conquis son titre universitaire (dans le monde anglo-saxon).
(2) Ce n'est pas la frileuse université qui vous répondra.
Pour un certain chercheur du CNRS - Jean-Paul Bruniaux - les druides ne sont pas autre chose que des pythagoriciens celtes. Les pythagoriciens sont des philosophes un peu mystiques de la Grčce ancienne. Mathématiciens aussi car ils vénéraient les divines proportions mathématiques qui ont présidé ą l’édification de l’univers. C’est ą Pythagore (580 – 495 av JC) que nous devons… “le théorčme de Pythagore”.
L’idée de Jean-Paul Bruniaux serait peut-źtre de rendre les druides respectables... C'est peut-źtre généreux ??? Mais plus sūrement inapproprié.
(3) Les vrais savants du temps des Celtes, c’étaient des gens qui SAVAIENT FAIRE.
La société du temps des druides ne respectait que des gens munis de SAVOIR-FAIRE, pas simplement des "savants" qui font des discours. Aujourd'hui, l'Université fait état de "recherche fondamentale" et de "recherche appliquée". Elle tend ą privilégier la premičre, qui glisse insidieusement vers : on peut faire état de n'importe quelle "recherche" pourvu qu'on ait le discours abscons (incompréhensible au commun des mortels) qui fait "chic". Pour le "choc" de la vérité percutante, vous repasserez.
On dit souvent que la société celte était aristocratique. Mais ce qualificatif n’est-il pas ą prendre au sens originel du terme ? On choisit les meilleurs (y compris les femmes) pour faire ce qui doit źtre fait ? Retour au Menu.
(1) Vous avez complčtement raison ! La société celte était bien “aristocratique”.
La société celte était bien plus pratique, donc de bon sens, que la nōtre. Elle était donc de type aristocratique, au sens grec originel : le rčgne des meilleurs. Ce qui peut se définir comme “les plus ceci ou cela…”, en fonction du but recherché.
La société celte, c’est donc (chaque fois que possible – nul n’est parfait) le rčgne des meilleurs. Pas des plus riches, pas des plus écraseurs, pas des plus tordus… des meilleurs dans leur spécialité UTILE au groupe dont ils font partie.
(2) Exemples :
- Pour la classe guerričre, on choisit les plus forts au combat… car un guerrier mort ne sert plus ą rien.
- Pour se faire soigner, on choisit un druide médecin qui guérit… car aligner les morts ne milite pas en faveur des remčdes dudit druide. En ce temps-lą, la fantastique oppression financičre des labos pharmaceutiques n'existait pas et on jugeait un savant aux résultats tangibles qu'il obtenait.
– Pour vivre heureux, on a créé une société oł les femmes étaient honorées et respectées… car sans la moitié de l’humanité, comment construire une société qui dure et oł chacun trouve son bonheur ?
- Pour vivre intelligemment, on respectait les croyances de chacun. Et donc les dieux qu’il se choisissait. Et s’il décidait de se vouer ą une seule divinité, c’était son affaire personnelle.
Dommage que ce respect religieux ait disparu avec le monothéisme. En effet, mźme un universitaire d'aujourd'hui qui se prétendrait athée ou libre penseur, ne peut s'empźcher de penser que le polythéisme druidique est une chose un peu... inacceptable... Pensez, on a fait mieux depuis, on a le monothéisme ! Une pensée plus rationnelle que ces dieux multiples !!! Rationnelle ? Ah bon ? Certes quand on a pour postulat que la vérité est unique et que les “vérités” officielles ne se discutent pas.
- Pour donner sa chance ą tout le monde d’accéder au savoir, offrons les mźmes possibilités aux hommes comme aux femmes. Ce fut le choix intelligent des Celtes. Mais les envahisseurs patriarcaux issus de la pensée religieuse du Moyen-Orient (les chrétiens donc) ne furent pas de cet avis : la femme doit rester ą sa place… qui est celle d’une éternelle mineure.
(3) La réponse actuelle (et universitaire) ą l’idée d’aristocratie : elle était uniquement de type intellectuelle…
Voici en vrac, ce qu’implique un tel choix : les intellectuels sont au premier rang, comme voudraient l’źtre les universitaires aujourd’hui.
Alors, faisons de ces druides des sages ą la maničre pythagoricienne.
Hé hé... d'autant plus que cela permet d'éliminer les femmes ! Donc pas de druidesses, c'est démontré ! Ah bon ? C'est peut-źtre parce que vous n'avez pas regardé au bon endroit. L'absence de preuve n'est en aucun cas la preuve que la chose n'existe pas.
J’ai compris. Au CNRS (ou dans toute structure universitaire aujourd’hui), on trouve des chercheurs, mais sūrement pas des trouveurs. Or, selon vous, les druides étaient des trouveurs, sinon, on les aurait jetés hors de la société ? Retour au Menu.
C’est exactement cela.
Notre pays (qui n’est pas tout le temps stupide) l’a compris aussi. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, la France a deux types d’écoles :
- l’Université avec des chercheurs,
- les Grandes Ecoles avec des trouveurs – des gens qui ont établi un savoir-faire utile pour la société et qui l’enseignent. Ce sont – par exemple - des ingénieurs : quand on a besoin d’un pont, il faut s’adresser ą ceux qui savent les construire d’une faēon qui dure !!!
Vous avez traité de la réincarnation d’un animal dans le numéro 45 du printemps 2012. Donc je suppose que nous pouvons laisser de cōté la question de la REINCARNATION ANIMALE, pour parler enfin de l’autre point qui fāche, le CHAMANISME. Alors, j’y vais de ma question : les druides étaient-ils aussi des chamanes ? Retour au Menu.
Avant de vous répondre, je voudrais faire un petit état des lieux sur les études concernant le druidisme. Et aussi le chamanisme.
(1) Vous avez des gens "type CNRS" qui vont étudier les écrits du passé et qui vont vous dire :
- nulle part il n'est fait mention de chamanisme concernant les druides du passé,
- en plus, le chamanisme concerne une pratique spécifiquement sibérienne et cela n'a rien ą voir avec l'Europe de notre passé.
Ce ą quoi je réponds aujourd'hui : "tsunami" est un terme spécifiquement japonais et je ne comprends pas que vous n'utilisiez pas le terme spécifiquement franēais de "raz-de-marée".
(2) Les écrits du passé sont-ils si fiables que ēa ?
Oui, dans bien des cas, mais pas toujours. Relisez donc un texte indiscutablement trčs sérieux de Jules César : "La Guerre des Gaules". César a été, tout aussi indiscutablement, un des plus grands stratčges militaires de notre histoire, mais comme ethnologue... il prźte ą rire. Voyez cela avec une "histoire ą dormir debout".
Citation : "Il y a aussi des animaux un peu plus gros que des chčvres. Ils ne se couchent pas pour dormir : les arbres leur servent d'appui. Quand les chasseurs ont découvert leur retraite habituelle, ils déracinent ou coupent au raz du sol tous les arbres du lieu, en prenant soin qu'ils gardent leur aspect ordinaire. Lorsque ces animaux viennent s'y accoter comme ą leur habitude, les arbres s'abattent sous leur poids et ils tombent avec eux". (page 328 de la traduction de L. Constant, Livre de Poche). Je cite cela dans mon livre "Le Druidisme au quotidien", page 458.
Comme quoi, on peut źtre un grand homme d'Etat, doublé d'un général qui a couru de victoires en victoires... et écrire des sottises énormes.
Alors, finalement, a-t-on des éléments permettant de penser que les druides étaient des chamanes ? Retour au Menu.
(1) Nous avons des éléments indirects que les druides étaient aussi “chamanes”.
L'Antiquité ne distinguait pas comme nous :
- ce qui relčve du matériel et du "rationnel" - pour faire bref disons ce qui relčve du cerveau gauche,
- et ce qui fait partie des talents un peu spéciaux de voyance (cerveau droit).
Il était préférable d'avoir les deux !
(2) N’oublions pas que les druides étaient ą la fois savants et prźtres !
Par conséquent, le fait que les druides étaient les savants de l'époque pour le monde Celte - de vrais scientifiques - et qu'ils enseignaient les sciences disponibles, ne doit pas nous faire oublier qu'ils étaient aussi des prźtres, des gens de pouvoir magique.
Et cessons de penser que des prźtres ne sont pas autre chose que des gens qui marmonnent des formules sans que cela produise des effets. La prźtrise en Occident ne produit qu'exceptionnellement des saints avec de vrais pouvoirs. Autrefois, du temps du paganisme, c'était plutōt la norme que les savants druides - et druidesses - soient aussi des personnes "qui parlaient avec les dieux"...
Vous pouvez considérer que “parler avec les dieux” est une forme de chamanisme, puisqu’il s’agit d’une relation entre un źtre humain et quelqu’un qui n’en est pas un.
Donc les druides étaient aussi des chamanes ? Retour au Menu.
Apportons quelques petites précisions.
(1) Si, par "chamanes", on veut parler de quelqu'un qui met son corps ą la disposition d'un esprit de la nature, voyons ce qu'a dit Taliesin.
Taliesin, c'est un barde (počte) gallois du V° sičcle de notre čre. Sans doute druide de surcroīt, mais il ne faisait pas bon s'en vanter ą l'époque. Quand Taliesin écrit : "J'ai été autrefois un saumon qui sautait dans le torrent", cela peut se comprendre de deux maničres (qui ne s'excluent pas) :
- il s'est autrefois incarné en saumon,
- il a vécu un moment de chamanisme en tant que saumon.
(2) Si, par chamane, on veut dire quelqu'un qui vit des états animaux ou végétaux…
Alors, pensons que cela n’a rien d’impossible de “devenir” mouette, comme un acteur authentique devient son personnage.
Et si je n’ai pas de preuve historique concernant les druides du passé, en revanche, j’ai toute une collections de contes de fées, s'appuyant sur ce qui fait partie de l'expérience ce que le peuple avait de ses prźtres paļens. Et lą, c'est du sérieux. Les histoires de métamorphoses animal-humain et, dans l'autre sens humain-animal, remplissent des livres entier.
Alors, qu'est-ce donc que ces histoires de métamorphoses, sinon des récits chamaniques ?
Et puis... j'en ai... une expérience personnelle !
Oh ! Une expérience personnelle du chamanisme ? Et en plus vous źtes druidesse ??? Retour au Menu.
Hé oui. Comment appelleriez-vous ce que je vais vous relater sinon du "chamanisme" ?
Et peu importe – dans ce cas précis – l’opinion de gens savants qui dissertent des textes du passé sans avoir une expérience directe de ce dont ils parlent. Dommage pour eux, au passage, cela leur éviterait d'affirmer que ce qu'ils ne connaissent pas n'existe pas.
Ce faisant, ils violent un des fondements du Droit positif (notre Droit européen, donc le nōtre) qui rappelle :
"L'absence de preuve n'est pas la preuve de l'absence",
en d'autres termes, ce n'est pas parce que vous ignorez quelque chose que cette chose n'existe pas.
Alors, cette expérience ? Retour au Menu.
Il y a 30 ans, une mouette s'est approchée de moi.
(1) Voilą ce qu'il s'est passé.
La mouette est donc venue ą petits pas vers moi. Puis elle m'a regardée dans les yeux alors que j'étais tranquillement assise en bord de mer, et, vous allez voir que ce fut heureux que j'aie été tranquillement assise, sans personne pour me déranger. Elle m'a donc regardée et je lui ai rendu son regard, d'źtre ą źtre, et d'égalité ą égalité. Et... je me suis retrouvée, décollant de terre et montant droit vars le ciel, comme si j'étais assise sur le sičge du copilote, avec la mouette aux commandes de son magnifique corps effilé. Arrivée trčs haut, elle a regardé la mer et plongé en piqué, avec une accélération digne d'un avion de la Patrouille de France. Le bonheur pur : j'ETAIS l'oiseau. Et la mouette riait de plaisir de me sentir m'émerveiller et VIVRE ce qu'elle vivait, elle. Aujourd'hui, je peux retrouver cette sensation, rien que d'y penser ou de vous en parler.
(2) Voilą ce que j'ai acquis (entre autre) de cette expérience.
Il y a bien plus qu'avoir fait une expérience ponctuelle - et je pense que c'est cela qui signe la véritable expérience chamanique - il en reste une sagesse. Cet élan vers le ciel et ce retour foudroyant vers la mer a accéléré quelque chose dans mon métabolisme. Je peux réagir physiquement en une fraction de seconde et "plonger" dans l'action, sans déséquilibrer mon corps et me retrouver étalée au sol.
L'expérience chamanique que vous relatez fait-elle partie du nécessaire savoir d'un druide ? Retour au Menu.
J'aimerais que ce soit le cas, mais il y a beaucoup de druides aujourd'hui qui veulent avoir l'air sérieux et qui donc font comme si cela n'existe pas. Ils quémandent d'źtre reconnus par l'Université ou par les religions dominantes - monothéistes donc.
J'ai toujours dit que pour źtre un druide ou une druidesse véritable, il fallait :
- pouvoir parler aux Dieux et Déesses,
- źtre capable d'entendre ce qu'ils disent,
- et pouvoir le communiquer aux autres (ą ceux qui font partie de son cercle, ou "clairičre").
Pendant des années, j'ai été la "Dame Korridwen" au cours des cérémonies calendaires (équinoxe, solstice et fźtes intermédiaires). Je ne me contentais pas de donner ą manger et ą boire rituellement aux personnes du cercle dont je faisais partie. Je leur communiquais aussi ce que telle ou telle divinité avait ą lui dire.
Mais cela n'est-il pas seulement de la voyance ? Retour au Menu.
Non, c'est bien plus que "seulement de la voyance". Ce n'est pas moi qui vois quelque chose et en parle au destinataire intéressé. Ce n'est pas quelque chose de solitaire, c'est un échange véritable, une conversation doublée d'émotions et d'un vécu profond AVEC une DIVINITE. En plus, cette personne divine guidait mes gestes (le plus souvent infimes, comme de toucher délicatement l'épaule de mon interlocuteur), afin de donner force et vie aux quelques mots que je pouvais prononcer et qui lui étaient intimement destinés. A ce moment-lą j'ETAIS le Dieu ou la Déesse, disons dans le sičge du copilote.
Qu'est-ce donc sinon du chamanisme ?
Les critiques vont pleuvoir... Retour au Menu.
Ah oui ? Vous croyez ? Mais non, je ne crois pas que ce genre d'intellectuels lit les supports (revues ou sites internet) qui s’intéressent ą ces questions.
(1) Que ceux qui ont un esprit chagrin d'intellectuel desséché se taisent.
Ils n'ont pas vu, comme moi, luire ą nouveau l'espérance dans le regard de ceux qui n'avaient jamais cessé d'espérer, et, ensuite, leur vie changer pour un mieux vraiment désirable.
Et que ceux qui pensent que c'est trčs orgueilleux ou présomptueux de se prendre pour autre chose qu'un źtre humain se ratatinent dans leurs limites et dans la prison qu'ils ont créé eux-mźmes. Ils n'ont jamais fait (ou du moins ils ne s'en souviennent pas) l'expérience d'états non-humains ou "plus qu'humains".
(2) L'expérience véritable ne rend pas humble (ce terme dépréciatif dont trop de religions se servent) mais joyeusement simple.
Et authentiquement vrai. La mouette ou la divinité a partagé quelque chose ą égalité avec moi, et cela m'a fait m'agrandir. C'est une relation d'amour, voyez-vous comme devraient źtre toutes les relations d'amour d'ailleurs. Cet amour n'a rien d'humble, de petit, de ratatiné. C'est quelque chose de grand, de puissant, de fort et d'HEUREUX.
Avez-vous quelque chose qui clouerait le bec aux frileux de la pensée ? Retour au Menu.
Voyez ces trois témoignages précieux :
- de Pierre Teilhard de Chardin (1881 – 1955), savant paléontologue quoique jésuite,
- de l’écrivain sensible Jean Giraudoux (1882 – 1944),
- de l’écrivain et chercheur de choses insolites : Louis Pauwels (1920 – 1997).
Une caution splendide pour le chamanisme en général – puisque cela montre que ce vécu n’est pas étranger ą l’Occident ! Et des témoignages des plus indiscutablement authentiques... puisque imprimés sur le papier des livres !
(1) Commenēons par Teilhard de Chardin. Qu'un prźtre catholique ait fait une expérience chamanique, voilą qui va surprendre !
Je vous laisse juge, juste avec cette citation, extraite de : "La puissance spirituelle de la matičre", dans "Hymne de l'univers", Seuil 1961, pages 97 ą 100 (version "Poche").
"Ce qui venait était le cœur d'une immense subtilité.
L'homme tomba la face contre la terre, mit ses mains sur son visage et attendit. Un grand silence se fit autour de lui.
Et puis, brusquement, un souffle ardent passa sur son front, forēa la barričre de ses paupičres closes, et pénétra jusqu'ą son āme. L'Homme eut l'impression qu'il CESSAIT D’ETRE UNIQUEMENT LUI-MEME. Une IRRESISTIBLE IVRESSE s'empara de lui, comme si toute la sčve de toute vie, affluant d'un seul coup dans son cœur trop étroit, recréait puissamment les fibres affaiblies de son źtre.
La tempźte de vie, infiniment douce et brutale, murmurait :
- Tu avais besoin de moi pour grandir, et moi, je t'attirais.
- O Divine et puissante, quel est ton nom ?
- Je suis le feu qui brūle et l'eau qui renverse, l'amour qui initie et la vérité qui passe. Tout ce qui s'impose et qui se renouvelle, tout ce qui se déchaīne et tout ce qui unit : Force, Expérience, Progrčs.
La Matičre, c'est moi".
(2) Et Giraudoux ? Et Pauwels ?
Deux écrivains ont magnifiquement parlé de la femme magique, de la femme chamane pourrait-on dire dans le contexte oł nous nous trouvons. C'est Giraudoux et Pauwels. Pour retrouver ces deux citations dans leur contexte, voyez "Le sexe et le plaisir avant le Christianisme, l'érotisme sacré" d'Alexandre Maupertuis - Editons Retz, pages 233 et 234.
(3) Commenēons par Giraudoux.
"La femme est rare. Elle enjambe les crues, elle renverse les trōnes, elle arrźte les années. Sa peau est de marbre. Quand il y en a une, elle est l'image du monde. Si elle aime, si elle déteste, elle est implacable. Sa compassion est implacable, mais elle est rare."
(4) Continuons par Pauwels (le co-auteur du Matin des Magiciens avec Jacques Bergier (1960).
"La vraie femme, celle qui nous vient du fond des āges, appartient toute entičre ą un univers étranger ą celui de l'homme. Elle rayonne ą l'autre extrémité de la création. Elle connaīt les secrets des eaux, des pierres, des plantes et des bźtes. Elle possčde les clés de la santé, du repos, des harmonies et de la matičre. La femme est rare, messieurs. Qu'elle soit bénie, car elle fait un désert de notre paysage intérieur. Mais il y a une route dans le désert : elle nous conduit ą notre sommet".
Si le chamanisme fait peur, si les druides contemporains, pour la majorité en rejettent mźme l’idée, si je comprends bien, c’est parce qu’il a une composante féminine ? Retour au Menu.
Si l’on s’en réfčre aux trois auteurs dont je vous ai donné des citations, votre remarque est indiscutablement justifiée. N'en profitons pas pour vilipender le "petit homme" et mépriser du coup la composante masculine de l'humanité.
(1) Ces trois textes magnifiques ne condamnent pas l'homme au sens de māle, pas plus qu'ils ne condamnent le monde dit "rationnel" typiquement masculin.
Aprčs tout, la puissante civilisation occidentale est bātie dessus.
Ils appellent plutōt :
- au mariage entre l'homme et la femme,
- ą la complétude entre la "rationalité" et le "chamanisme" au sens large du terme,
- ą l’utilisation du cerveau gauche (les mots) et du cerveau droit (les ressentis).
Il se peut qu'aujourd'hui, une druidesse soit plus facilement apte ą comprendre cela, mais aucun druide digne de ce nom ne refuserait LE CADEAU “FEMININ” DU CHAMANISME. Telle est, en tout cas, ma conviction personnelle.
(2) Je ne prétends pas parler au nom de tous les druides et druidesses du monde.
Nous autres, héritiers de l'antique Celtie, n'avons jamais prétendu ą une hégémonie religieuse de quelque sorte que ce soit, et donc qu'UN parle au nom de TOUS. Et qu’UN HOMME parle au nom de TOUTES LES FEMMES. Nous n'avons pas de pape, nous !
Je parle donc en mon nom propre et vous relate mon expérience et mon savoir. Dignement et simplement. De ce que je vous dis, ne prenez que ce qui pourra vous enrichir, vous.
(3) Mais je parle en mon nom propre et je témoigne de ce que je sais et de ce dont j'ai l'expérience.
C'est cela la transmission druidique, de personne ą personne. Cela n'a rien de secret mais c'est totalement personnel. C'est donc une expérience UNIQUE que d'apprendre quelque chose d'un druide... pour celui qui apprend... et pour celui qui enseigne.
C'est aussi unique que d'aimer véritablement quelqu'un et de s'unir ą lui dans un mariage d'amour.
Ceux qui écrivent des livres universitaires sur le druidisme dissčquent les morts. La dissection fut, autrefois, une étape nécessaire pour établir les fondements de la médecine. Mais il ne faut pas en rester lą, si on veut vivre pleinement sa vie, en excellente santé. Il faut ensuite VIVRE. Et, d'une certaine maničre - ą la maničre dont nous avons défini le chamanisme pour cet échange - devenir aussi quotidiennement que possible CHAMANE pour SA PROPRE VIE.
(4) Chamane de sa propre vie, c'est quoi ?
Cela veut simplement dire :
- ne pas se limiter aux états "humains", źtre bien intégré dans la société ordinaire, źtre étiqueté comme "socialement et politiquement correct",
- mais ajouter ą sa vie ordinaire, avec simplicité et amour, tout ce que Mčre Nature a ą nous apporter.
- et donc écouter les enseignements de quelque source que ce soit, humaine ou non humaine (plante, animal, cristal, etc), et les mettre en pratique.
EN CONCLUSION Retour au Menu.
Dans la mesure oł nous reprendrons conscience de l’existence d’źtres non humains, aussi importants que nous, źtres humains, nous comprendrons ce qu’est ce terme de chamanisme.
Alors notre puissante Mčre-la-Terre, cessera de nous "prendre en grippe" et de se faire une fičvre salutaire pour se débarrasser de nous (je parle du réchauffement climatique). Elle nous aimera ą nouveau parce que nous l'aurons écoutée et ressentie. Nous aurons fait l'expérience chamanique de la rencontre et du partage du vécu de notre puissante Mčre. Son Amour est infini pour qui l'aime véritablement. Et si nous perdons nos corps fragiles dans l'aventure, elle nous en donnera d'autres. Il faut beaucoup de peurs pour penser que nous ne vivons qu'une seule vie ! Nous pouvons, peu ą peu, nous délivrer de cette émotion négative, en comprenant tout ce que recouvre le terme de chamanisme au niveau mondial : une voie qui reste encore plutōt féminine (mais les hommes font des progrčs) de compréhension et d’amour des autres, quelle que soit son incarnation physique.


" L'innocent est celui qui subit le mal, contrairement au juste, qui va au devant d'un mal pour le combattre. "
- Sagesse Druidique-

" Un boiteux monte à cheval, un manchot garde les troupeaux. Un sourd fait assaut d'armes et rend service.
Mieux vaut être aveugle que brûlé, un mort n'est utile à personne.
"
- Hàvamàl : 71 (l'Edda Poétique) -

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