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 Les Arbres, les Ogham et les Runes dans la tradition Druidique Insulaire

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Veigsidhe Karvgwenn
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MessageSujet: Les Arbres, les Ogham et les Runes dans la tradition Druidique Insulaire   Dim 11 Nov 2018 - 11:56

Les Arbres, les Ogham et les Runes dans la tradition Druidique Insulaire (Irlande et Grande Bretagne):

L'arbre dans la culture celte est sacré, c'est le lien principal entre les trois mondes : terrestre, céleste et souterrain. Il est la symbolique de l'univers.
A chaque changement de saison, il signale la régénération continuelle de la nature, du Cosmos...
Bref, l'arbre est tout simplement l'icone de la vie, donc l'arbre de vie.
Le Bois représente la sagesse et les sciences surhumaines.

Utilisés par les anciens dans certains rites, on retrouve les préférences pour quelques arbres notamment chez les druides qui appréciaient plus : L'if, le coudrier, le sorbier, le chêne.
Le pommier quant à lui était l'arbre de la science du bien et du mal.
Les arbres sacrés Bile et surtout l'If de Mugna sont des échos comparables à l'Arbre Cosmique Yggdrasil, dont la figure majestueuse domine toute la cosmogonie nordique, Mugna possède à lui seul les vertus du pommier, du noisetier et du chêne.

La bataille des arbrisseaux est un récit gallois où des hommes se transforment en arbres afin de constituer une armée invincible. C'est une des clefs du symbolisme celtique à travers la fonction des arbres dans l'instruction (exotérique) et dans l'initiation (ésotérique).

Les Ogham??? Il s’agit de l’écriture la plus ancienne connue en Irlande, voir dans tout le nord de l’occident. Probable variante des runes d'Odin, elle se caractérise par une succession d’encoches plus ou moins écartés les unes des autres et obéissant à des orientations variables en fonction “des lettres”. Le nom "Ogham" vient du Dieu Irlandais de la Parole et de l'écriture dans les cycles des mythes des Tuatha dé Danann, Oghma (ou Oghme). Les Runes elles viennent du dieu de l'extase de la Poésie et de la sagesse "Odin" (ou Othin)

C'est une écriture sacrée et magique utilisée en Irlande, Ecosse et Galles.


Cette écriture utilise un alphabet particulier dont les lettres portent des noms d'arbres. Elles constituent l'ogham (orthographié parfois ogam). Graphiquement chaque lettre est représentée par 1 à 5 traits gravés à droite, ou à gauche, ou de part et d'autre d'une arrête. Les encoches plus courtes sur l'arrête sont réservées aux voyelles.
Cet alphabet pourrait remonter à des temps fort reculés, comme semble le montrer en particulier l'absence de la lettre "P", existant dans la langue indo-européenne, mais qui n'existait plus dans le celte très ancien pour réapparaître ensuite.
On a trouvé dans les îles britanniques ses inscriptions gravées sur la pierre ou le bois.
Celles du pays de Galle sont quelques fois accompagnées d'une traduction en caractères latins, ce qui a permis de décoder cet alphabet. La datation de ces stèles gravées est difficile à préciser mais elles ne semblent pas remonter antérieurement au IIIe siècle ap. J-C.






Les Arbres :
Le symbole prédominant en mythologie celtique est le symbole primaire du Druidisme, les arbres sont importants parce qu'ils sont des ponts entre les royaumes (mondes) de la terre et du ciel, et ils communiquent avec l'eau (mer) entre ces royaumes. Les royaumes de la terre, de la mer et du ciel s'unissent à l'intérieur de l'arbre. Ils représentent un endroit intermédiaire, une idée qui revient souvent dans les chansons et histoires celtes antiques. Les trois royaumes (ciel, mer et terre) apparaissent dans toute la littérature celtique et peuvent toujours être trouvés en " traces " dans des bénédictions irlandaises modernes. Tout à fait différentes de l'idée des quatre éléments grecs ( terre, air, feu, eau), les trois royaumes étaient une partie intégrale de l'idée celtique du monde. (voir: l'arbre de la vie)



LE BOULEAU (Beth) : Le bouleau représente le commencement. La renaissance du soleil et du solstice de l'hiver. Le premier arbre qui a retiré l'affaiblissement du sureau mystérieux. Tous deux, le bouleau et le sureau maintiennent l'un et l'autre l'aspect des jours obscurs. Ils représentent un lien entre la vie et la mort, le bouleau étant le commencement de toutes les choses. Il est associé à la formation des druides. La naissance de la nouvelle vie.Énergique et spontané.

LE SORBIER (Luis) : On a pensé que le sorbier était l'arbre magique qui a cultivé les baies rouges qui étaient la nourriture des dieux. Ces baies étaient si sacrées qu'on avait cru que les dieux les avaient gardées jalousement et les ont protégées de l'homme. Les druides lui conféraient des pouvoirs magiques de protection et de rajeunissement. En rapport avec le feu car il brûle très bien, c'est avec le sorbier qu'on provoque le « feu druidique ». Arbre uranien de la Rapidité.

L'ERABLE: Arbre lié à la guerre, l'agressivité; il est dédié au dieu Smertos, porteur d'une torche d'érable et vainqueur du serpent.

LE FRENE (Nion) : Relié à son mot gaélique irlandais pour le ciel, Nion, le frêne a une signification sacrée spéciale. Trois des cinq arbres plantés pour établir les cinq provinces. Dans la mythologie celtique le frêne est connu comme étant l'arbre de l'enchantement et de lui est dit que le magicien Gallois Gwydion modéla ses baguettes magiques en bois de frêne. Les Celtes croyaient qu'elles venaient de l'océan ou du monde sous-marin de Tethys. C'est pour cette raison que le frêne est associé à la mer.

L'AULNE (Fearn) : L'aulne est associé au courage, il représente l'esprit d'évolution. La période de l'équinoxe vernal est une période extrêmement importante dans l'année celtique, comme elle représente la volonté et la liberté dans un contexte moral. On considère encore comme un crime de couper un arbre sacré tel que l'aulne. Il était considéré comme une cause importe d'ennuis dans le village. Souvent considéré comme un arbre porte malheur.

LE SAULE (Saille) : Le saule depuis les temps antiques a toujours été associé à la mort. En Europe du nord, le mot sorcière et le mauvais sont dérivés du nom " willow " (saule). On le considère comme un arbre d'enchantement. Dans la mythologie celte, il est associé au mythe de la création de deux Œufs écarlates du serpent de mer qui contenaient le soleil et la terre. Ces oeufs ont été cachés dans les branches du saule jusqu'à ce qu'ils aient éclos, de ce fait apportant la vie terrestre. Le saule est également associé à la mort car c'est la conclusion évidente à la naissance et à la vie. Il représente aussi la santé et la fertilité.

L'AUBEPINE (Uath) : L'aubépine est associée au sacré et au malheur. Détruire une aubépine faisait encourir un grand péril à la personne responsable. L'arbre d'aubépine est incorporé dans le caractère du géant chef Yspaddaden dans une histoire d'amour Galloise de Kulhwch et d'Olwen. Un personnage de gardien qui essaye de protéger la virginité d'Olwen. Il est abattu et les fleurs de l'été s'ouvrent, de ce fait symbolisant, l'arrivée proche de l'été défaisant enfin l'hiver. Il est associé à Govanna (Vulcan) un dieu forgeron qui est le gardien du feu céleste et des plus élevées puissances de l'esprit. Ainsi il symbolise le Calice pendant qu'il représente aussi les secrets divins et la vie éternelle.

LE CHÊNE (Duir) : L'arbre sacré principal des druides, les chênes ont symbolisé la rotation de l'année. Pendant cette période de l'année, les druides devaient sculpter un cercle sur l'arbre pour la protection contre la foudre. Le chêne représente l'épreuve. C'est aussi l'âme, qui en terme celte est l' " oeil de dieu". Changement, sacrifice, et compréhension. C'est le moment où le soleil s'engage en mouvement dans l'obscurité, et est sacrifié à l'obscurité car la terre commence à se déplacer de nouveau dans l'hiver. Le chêne est aussi porteur d'abondance, d'hospitalité, de justice et de tradition.

LE POMMIER : C'est l'arbre de la Science, de la Magie, de la Révélation, c'est l'arbre de la Nourriture merveilleuse, miraculeuse, éternelle. Il est, avec le Chêne, un des arbres majeurs des mythologies celtiques.
Celui qui mange une Pomme n'a ni faim, ni soif, ni maladie.
Le Pommier est l'arbre de l'Autre Monde, du Verger Merveilleux, de l'île d'Avallon, séjour des rois, des héros, de tous les Celtes qui, à l'image du roi Arthur, y sont en dormition sous la protection de Morgane.
Le Pommier, lié à l'érotisme, est l'arbre sous lequel enseigne Merlin, c'est à l'aide d'une de ses branches que les Fées attirent les mortels dans leur pays pour leur conférer l'Immortalité.
Lorsqu'on coupe une pomme en deux moitiés, il apparait une étoile à cinq branches, emblème d'immortalité, représentant la Déesse Mère au cours des cinq stades de la vie :
- naissance,
- adolescence (initiation),
- maturité,
- vieillesse,
- mort et renaissance,
L'île des Pommiers se nomme l'île d'Avallon.

LE HOUX (Tinne) : C'est le symbole de la chance et de la bonne fortune. En mythologie celtique le houx est l'arbre jumeau du chêne. Le chêne gouverne la partie claire de l'année tandis que le houx règne sur la partie foncée. La Licorne représente un cheval avec une corne qui ressemble à une lance flamboyante. Le symbole celte de la lance flamboyante est associé au mot celtique deTanist parce que le T celte est formé comme une lance barbelée. Le chêne et le houx symbolisent le solstice d'été, et le cheval blanc du chêne devient la Licorne du houx dans la transformation. Les festivals du feu qui ont eu lieu pendant ce temps étaient habituellement en l'honneur de la terre. Par conséquent, le houx représente également ces aspects éternels et à des feuilles persistantes de la terre mère. Il était employé pour apporter de bons rêves.

LE NOISETIER (Coll) : Le noisetier est l'emblème de la sagesse concentrée. On a pu gagner la connaissance en mangeant simplement des noisettes. Dans cet aspect il est associé aux saumons, un symbole sacré de la sagesse. C'était un crime capital d'abattre un noisetier. Il représentait la poésie, la magie. Arbre à caractère magique et support de l'écriture sacrée ogamique; la noisette peut représenter le fruit de la science et de la sagesse; le noisetier a toujours joué un grand rôle culturel et de prospérité. C'est avec sa branche que l'on cherche l'eau.

LA VIGNE (Muin) : La vigne est le symbole da la sensualité et des émotions. Une plante robuste et ayant une longue vie. C'est symboliser le cygne blanc représentant la divinité rayonnante des dieux qui disaient aller à leurs forteresses souterraines pendant l'équinoxe d'automne. Le cygne blanc est également associé à l'esprit blanc ou au fantôme blanc Gwenhwyvar. Jusqu'aux celtes, l'équinoxe d'automne est un moment où la lumière renoncera par la suite à sa prise de l'obscurité, mais pendant un bref moment tout est dans l'équilibre. La lumière et l'obscurité ont pris des positions égales. À la pensée celte, elle représente l'équilibre de l'ordinaire et du surnaturel : le mortel et l'immortel.

LE LIERRE (Gort) : Contrairement à la vigne, le lierre est à feuilles persistantes, et il représente les aspects éternels du psyché humain. Les celtes associaient le lierre à leur déesse lunaire Arianrhod et leur rituel avec celle-ci marquait l'ouverture d'une porte vers l'au-delà, donc le côté foncé de la lune. Cette porte symbolise une entrée dans le monde des peuples féeriques. Le papillon est le symbole de la foi féerique. Ainsi le lierre représente le mystérieux et le mystique.

LE ROSEAU (Ngetal) : Identifié avec la dryade submergée ou cachée, le roseau représente les mystères de la mort. En fait, la fête du feu de Samhain/Samhuinn (halloween) célèbre les morts et pendant la fête de Samhain, la frontière entre l'au-delà et ce monde se dissolvent. C'est une nuit de grande divination. Ou d'une autre manière, il représente les racines cachées de toute vie. Le roseau est associé à un être sauveur et gardien. Pwyll, la souveraine celte de l'au-delà avait donné " la pierre", un des quatre trésors donnés au roseau pour qu'elle soit en lieu sûr. La pierre représente la droite des rois et des reines pour obtenir la puissance divine. Ainsi le roseau est également le symbole de la redevance.

LE SUREAU (Ruis) : Le symbole de la mort et de la renaissance. Comme le solstice d'hiver, il accentue un moment d'évolution. Les Celtes ont cru qu'il avait lieu pendant le temps que le leur soleil ou leur esprit solaire était tenu prisonnier. C'est également un moment de confusion et de lutte pour la suprématie.

Les autres arbres et plantes employés par les druides dans leur cosmologie :

LE NOYER : Lié à la prospérité et au don de prophétie.

L'IF (Idho) : symbolise la vie et la mort, la renaissance et la réincarnation, ainsi que la royauté.Arbre très important. Il est considéré comme le plus ancien des arbres et surtout, il est le support de l'écriture oghamique. Il est en liaison avec l'Autre Monde, avec la Mort et les artisans gaulois s'en servaient pour fabriquer des lances et des boucliers. Ses fruits toxiques en font un arbre funéraire et les rois gaulois vaincus s'empoisonnèrent avec ses baies. Les incantations divinatoires des druides se firent à proximité d'un if. Il symbolise également la résistance et les Bretons le considèraient comme originaire des Iles du Nord, la mythique Hyperborée.

LE CHARME: Arbre très cultivé par les Bretons, il servait aux constructeurs de chars et de chariots. C'est un arbre sûr et utile.

LA POMME (Quert) : représente la beauté et la jeunesse , les changements et la régénération.
Toutes les choses innocentes et fraîches. L'Éternité. L'amour, le bonheur.

LE PRUNELLIER (Straif) : membre de la famille des Roses, c'est l'arbre féerique. Gardé par les Fées, si on lui fait du mal ou si on le taille le mauvais jour, la malchance poursuivra celui qui abattra l'arbre (buisson). Force dans l'adversité.

LE SAPIN ARGENTE (Ailm) : un grand arbre associé à la période de Noël et au solstice.

L'AJONC (Onn) : un arbuste épineux s'est associé à l'équinoxe du printemps. Symbole de fertilité, protection, difficulté.

LA BRUYERE (Ur) : un large arbuste, un autre nom pour Vénus ou Guenièvre. Générosité et persistance.

LE PEUPLIER ou TREMBLE (Eadha) : courage et résistance, la magie. Symbole de lamentation par ses feuilles qui tremblent au moindre souffle de vent, il est consacré aux héros morts au combat.

LE CHATAIGNIER : Gardien de l'Ouest et arbre de la saison d'automne, symbole de prévoyance.

LE GUI : Il a eu une grande importance cérémoniale pour les Celtes, il est associé à la naissance et à la renaissance. Il représente aussi la santé, la fertilité, et l'amour.

LE GLAND : un symbole de moisson, abondance, richesse.

LE LAURIER (Feuilles) : protection, purification, force, solidité.

LE HETRE : pouvoir, fête " thanksgiving ", utilisé dans la divination, le symbole de la stabilité et de la régularité.
Dans les langues celtiques, il a toujours un rapport avec le mot «lettre», lié à l'éloquence. Grâce à cet arbre, on communique avec les Ancêtres dont les figures étaient déposées à son pied. Ses fruits nourissent les animaux domestiques et il est un gage de longévité et de prospérité.

LE BOULEAU : Purification.

LE SEQUOIA : représente la sagesse et la longévité.

LE CORNOULIER : symbolise le charme et l'amélioration.

LE CEDRE : représente la protection contre des forces démoniaques et le mal.

LE CYPRES : symbolise la tristesse et le matin.

LES NOISETTES : représentent l'exaltation, la perte d'inhibition et la joie de vivre, elles communiquent la sagesse, et la poésie.

L'ORME : a symbolisé le côté obscur du psyché.

LE SAPIN : représente le décalage de changement et de forme. Objectivité.

LE PIN : symbolise la suite, la fertilité, la purification et la robustesse. Signe de pouvoir matériel/terrestre; le pin faisait partie de la cérémonie de l'élection des chefs et il était lié à la volonté.

LE SYCOMORE ou ERABLE: symbolise le développement, la persévérance et la vitalité. Il peut pousser et se développer là où aucun autre sapin ne pousse.

L'EPICEA : représente la polyvalence et symbolise la froideur.

LES FLEURS (en général) : Beauté et jeunesse.

LA VALERIANE : Amour, sommeil, santé, purification.

LE MILLEFEUILLE ou ACHILLEE : courage, santé, amour.

LE TREFLE : La déesse Tailtiu, obligée de défricher une plaine, mourut d'épuisement; sur cette plaine poussait le trèfle qui devennait pour l'éternité le symbole de l'Eire.
Le Tréfle préside à la fête d'Imbolc (une des quatre grandes fêtes du calendrier celtique : 1er février Imbolc/ Thorrablòt, elle marque la fin de l'hiver et est devenue la Chandeleur.)



Un petit mot du Druide d’Odin sur les Runes :
Yggdrasill signifie en Vieux Norrois, « Coursier du Redoutable » - cet adjectif désignant Odin, non pas comme « dangereux » mais comme « puissant ». « Coursier » dans le sens où le Dieu se pendit par les pieds à l'Arbre pour, au terme de neuf jours/nuits d'épreuve chamanique, découvrir les Runes pour les offrir aux différents êtres du Multivers ; ainsi que dans le sens où il parcourt inlassablement les divers Mondes dont voici la description :
Yggdrasill est composé de trois Ensembles :

Asgardr, Midgardr, et Utgardr.
Ils sont eux-mêmes subdivisés chacun en trois Mondes :

Asgardr :
Asaheimr (ou Asgard = « la terre des Dieux »), Monde des Dieux Ases, domaine de la conscience dans sa complexité et ses différents niveaux, de la Fylgja , et du Önd (comparable au Prana sanskrit).

Ljösalfheimr, Monde des Alfes - ou Elfes - lumineux, demeure de la Lumière, de l'esprit et de la mémoire de l'intellect.

Vanaheimr, Monde des Dieux Vanes, domaine des structures organiques et des forces en équilibre fécond et statique.
Midgardr :
Manaheimr (ou Midgardr = « la terre du milieu »), Monde du Milieu/des Humains, domaine des organismes et de l'ensemble du potentiel du soi.

Muspelheimr, Monde du Feu Primordial, demeure de l'expansion de la conscience.
Niflheimr, Monde de la Glace Primordiale, domaine de l'ego, de la contraction et du magnétisme.

Utgardr :
Jötunheimr (Uthgard = Outland = « les terres extérieurs »), Monde des Géants - les énergies contraires, domaine  en mouvement constant, cherchant à opposer résistance à tout ce qu'il  rencontre. Dissolution et illusion. Puissance réactive de destruction (nécessaire aux changements évolutifs).

Svartalfheimr, Monde des Alfes sombres, demeure des émotions.

Helheimr, Monde de Hel, demeure de l'instinct et de l'inconsciente inertie, (c'est aussi le royaume des Morts indignent d'Asgard et de Valhalla).

Les Runes sont les forces divines de la nature et des différents monde d’Yggdrasill , Odin les a révéler pour les offrir aux hommes.
Elle nous est relatée dans le récit de la pendaison d’Odin à l’arbre Yggdrasill. Ce fait est relaté dans les textes Eddiques des Havamàl, la pendaison d’Odin sur l’arbre des mondes (symbole de l’autoinitiation des Druides ascètes qui œuvre seuls dans la nature et pour les dieux).

"-Je sait que je pendis
A l’arbre battu des vents
Neuf nuits pleines,
Navré d’une lance
Et donné à Odin,
Moi-même et moi-même donné,
A cet arbre
Dont nul ne sait
D’où proviennent les racines."


Odin veut acquérir le secret des Runes, c'est-à-dire savoir les graver dans le bois ou la pierre, les teindre et les interpréter. Pour cela, il doit passer par un rite initiatique.
Il se pend volontairement alors à Yggdrasill pendant 9 jours et 9 nuits, transpercé en son flanc par sa propre lance Gungnir. Seul, il ne peut boire ni manger. Au terme du neuvième jour, il ramasse en poussant un cri les Runes apparues à ses pieds.

"-Point de pain ne me remirent
Ni de corne ;
Je scrutai en dessous,
Je ramassai les Runes,
Hurlant, je les ramassai,
De là, retombai."


L’étymologie du mot « Rune » a 2 origines :

-          la première bas allemande : Rounen ("tailler", "graver").

-          la deuxième vieux nordique : Run ("mystère").

Les Runes, dont l’origine est incertaine trouvent certainement leur inspiration dans les alphabets latin, grec et étrusque. Les peuplades Germaniques et Nordiques (puis Celtiques Insulaires) s’en seraient inspirées et, au gré de flux migratoires et d’échanges culturels et marchants, l’auraient transmit vers d’autres peuples plus au nord. On situe l’apparition des premières Runes entre le 3eme et le 2eme siècle avant JC, même si on trouve quelques Runes gravées avant cette époque sur des pierres.
C’est sous la forme d’un alphabet de 24 Runes que naît le Futhark (surnommé l’ancien Futhark). L’origine de ce nom est la juxtaposition des initiales des 6 premières Runes qui le compose : Fèhu, Uruz, Thurisay, Ansuy, Raidho et Kenaz. On le situe géographiquement dans une zone qui va du monde Nordique au Groenland.
Cet alphabet n’est utilisé, jusqu’en l’an 600-700, que pour des inscriptions magiques et à des fins divinatoires, ...
De l’an 800 à l’an 1050 apparaît en Scandinavie le Futhark à 16 caractères (surnommé Futhark récent) qui est utilisé pour des inscriptions magiques mais aussi, et c’est le plus important, comme moyen d’écrire des textes (principalement des inscriptions funéraires).
A partir de l’an 1500, il est utilisé par plusieurs peuples et évolue alors différemment selon les régions comme par exemple l’alphabet Futhark anglo-saxon qui se compose de 33 caractères.
Il est important de préciser que l’histoire des Runes est parsemée d’obstacles. Ainsi il fut interdit de les utiliser au XI° et XVII°siècle en Angleterre et en Scandinavie.
L’usage des Runes et comment les faire ?
Devant être gravée sur des matériaux nobles, c’est le bois qui fut de prime abord choisi comme support, puis vint la gravure sur pierres et sur menhirs. On peut aussi consacré dans un rituel des runes en pierre ou en d’autre matériau, j’ai un jeux fait en Os par exemple, et recouvert d’un vernis
Ce sont tout d’abord les prêtres et les druides qui se servirent d’elles pour leurs enseignements, leurs divinations et la magie qu’ils en tiraient. Les Runes, pour le peuple Nordique, servaient à capter l’attention (et donc les faveurs) des Dieux. Graver une Rune était donc un acte religieux.
Par la suite, on grava les Runes aussi sur les armes ou les amulettes pour se doter de pouvoir magique (sur une arme la Rune Tyr assure la victoire). En ce qui concerne la divination, on inscrivait les Runes sur des baguettes de Frêne qui symbolisaient l’arbre de la vie et de la connaissance : Yggdrasil.
Elles sont utilisées sous forme d’incantations (les Galdar) telle que celle de la « bière » contre l’infidélité féminine, celle du « ressac » contre le naufrage, celle de la « parole » pour ne pas manquer d’éloquence, …



"-Les bardes entonnent le chant de l'homme libre, ancienne figure enfouie dans la mémoire des hommes.
Torse découvert et pieds nu, il marche dans la poussière de ce monde. Il n'a besoin d'aucun pouvoirs secrets des dieux car, directement sous son ordre, les arbres morts refleurissent."
-Sagesse Druidique-

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